Si votre prépuce ne revient pas : communiquez immédiatement avec un service médical
Il arrive qu’un prépuce ramené se resserre derrière le gland et ne revienne pas. Ce n’est pas une situation où l’on attend de voir : communiquez immédiatement avec un service médical. Cet article explique ce qui se passe, quoi faire et quoi garder en tête au quotidien.
À retenir
- Le prépuce ramené se resserre derrière le gland et ne revient pas
- Il ne revient pas, enfle ou fait très mal : service médical sans attendre
- Au quotidien : remettez-le toujours en place après l’avoir ramené
Ce qui se passe
Le prépuce ramené serre derrière le gland comme un anneau et ne peut plus revenir à sa position habituelle. C’est plus probable quand un prépuce étroit est tiré de force, et cela peut aussi arriver quand on oublie de le remettre en place.
Pourquoi cela arrive
Quand l’ouverture est étroite, elle accroche en passant la partie la plus épaisse du gland. Si on la force, la partie étroite serre ensuite derrière le gland et accroche à nouveau quand on essaie de la remettre. Le sang et la lymphe circulent mal là où elle serre, la zone enfle, et plus elle enfle, plus il est difficile de la remettre.
Cela arriverait le plus souvent quand :
- Un prépuce serré a été tiré de force pour le laver
- On a oublié de le remettre en place après l’avoir ramené
- Le prépuce a accroché à un moment où le pénis changeait d’état
S’il ne revient pas ou enfle, communiquez immédiatement avec un service médical
Si le prépuce ne revient pas, si le gland ou le prépuce enfle, si la douleur est forte ou si le gland change de couleur, n’attendez pas : communiquez immédiatement avec un service médical. En cas d’urgence, composez le 911 ou rendez-vous à l’urgence la plus proche. Pour un conseil santé, composez le 811 (Info-Santé au Québec).
Signes qui demandent d’agir sans attendre
- Le prépuce ramené ne revient pas
- Le gland ou le prépuce enfle
- Forte douleur
- Le gland change de couleur
En cas d’urgence, composez le 911 ou rendez-vous à l’urgence la plus proche. Pour un conseil santé, composez le 811 (Info-Santé au Québec).
Certains hésitent par gêne, mais plus le temps passe, plus l’enflure peut augmenter et plus la situation devient difficile. Les médecins y sont habitués : n’hésitez pas.
Ne le forcez pas vous-même
Le repousser de force dans la panique peut abîmer la peau et augmenter la douleur et l’enflure. Communiquer avec un service médical passe en premier.
Habitudes du quotidien
- Si votre prépuce est serré, arrêtez-vous dès la douleur ou le tiraillement
- Remettez-le toujours en place après l’avoir ramené, par exemple après la douche
- Si quelque chose vous semble anormal, ne continuez pas à tester
- Si le serrement vous inquiète, consultez tôt votre médecin de famille
Faire de « le ramener, puis le remettre » une habitude est la précaution quotidienne la plus importante.
Quoi dire au téléphone
Quand vous appelez, dites brièvement ce qui suit. Cela aide à décider où et à quel point vous devez être vu rapidement.
- Le prépuce ramené ne revient pas
- Depuis quand (vers quelle heure)
- L’importance de l’enflure et de la douleur, et tout changement de couleur
- Si vous pouvez uriner
Si la gêne vous rend vague, il est plus difficile de comprendre l’urgence. Dire « mon prépuce ne revient pas et il enfle » convient très bien. Ce genre d’appel est fréquent : expliquez calmement.
Si le serrement vous inquiète
C’est plus probable quand l’ouverture est étroite. Si le serrement vous inquiète, faites examiner la situation par votre médecin de famille avant qu’un problème survienne. Savoir jusqu’où ramener le prépuce sans risque et à quoi faire attention au lavage rend le quotidien moins inquiétant.
En résumé
Quand un prépuce ramené serre derrière le gland et ne revient pas, ou qu’il enfle ou fait très mal, n’essayez pas de le forcer : communiquez immédiatement avec un service médical. Au quotidien, ne forcez pas, et remettez-le toujours en place après l’avoir ramené.
Cet article présente des renseignements généraux et ne constitue ni un avis médical ni un diagnostic. En cas de douleur, d’enflure, de saignement ou de difficulté à uriner, consultez un médecin.